En 1974, la famille DeFeo s'y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., était directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il aimait beaucoup ses enfants et les élevait avec amour. Il était marié à Louise Brigante et ils avaient cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Mark, 12 ans et John, 7 ans. D'après Ronald Jr., Ronald Sr. le frappait, même alors qu'il était devenu adulte. Il aurait même été dit que certains des membres de cette famille auraient eu des relations incestueuses entre eux. Un incident est survenu le jour avant les meurtres : Ronald Sr. et Ronald Jr. ont été vus par John et son ami dans l'entrée du sous-sol. Ronald Jr. en est ressorti avec une lèvre sanglante.
Le mercredi 13 novembre 1974, à 3h15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil 40 mm et assassine son père, sa mère, ses deux frères et et une des deux s½urs pendant qu'ils dorment dans leurs lits ; la deuxieme entend les coups de fusil et va se cacher elle est tuee dans son placard
Malgré le passé macabre de la grande demeure, une nouvelle famille, Les Lutz, y emménagent le 18 décembre 1975. George Lutz, 28 ans, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathleen. Ils viennent de se marier et possèdent trois enfants d'un premier mariage. Ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs.
Une de leurs premières actions est de demander à un prêtre, le Père Ralph Pecoraro, de venir bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre dit entendre une voix, forte, semblant venir de nulle part, lui disant simplement : ALLEZ-VOUS EN!
À l'arrivée de la famille, la pièce des "croques-morts" était restée intacte et rien n'avait été enlevé de la salle. Cela était sûrement dû à la fréquente apparition d'un visage démoniaque dans cette salle, voisine de la chambre des deux frères. Selon les témoignages des Lutz, suivirent ensuite nombre de phénomènes inexpliqués. La famille constate d'énormes variations de température, la présence de l'odeur éc½urante d'un vieux parfum, la formation de taches noires sur les sanitaires et l'apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale. George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Détail troublant : c'est l'heure à laquelle le meurtre des DeFeo eut lieu. Il est réveillé par un orchestre symphonique très bruyant venant de la cuisine, vide. Un lion de céramique de plus de 1m de haut se met à bouger seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon le commentaire très subjectif de l'écrivain Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain". Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque.